La maladie de Dupuytren épaissit et rétracte progressivement l'aponévrose palmaire, limitant l'extension d'un ou plusieurs doigts.
La maladie de Dupuytren est une fibromatose palmaire d'origine génétique. Des nodules puis des brides fibreuses apparaissent dans la paume et se rétractent progressivement, attirant les doigts vers la paume de la main.
L'annulaire et l'auriculaire sont les doigts les plus souvent concernés. La maladie est généralement indolore, mais la perte d'extension peut gêner l'habillage, l'hygiène, la mise en poche ou la réalisation des activités manuelles.
Le diagnostic est clinique. Une surveillance est possible au stade des nodules sans rétraction ; lorsque la main ne repose plus à plat ou que la gêne fonctionnelle devient importante, une aponévrotomie à l'aiguille ou une chirurgie d'exérèse peut restaurer l'ouverture de la main.
La maladie repose sur une prédisposition familiale et une production excessive de tissu fibreux par l'aponévrose palmaire. L'âge, le sexe masculin, le diabète, le tabagisme et la consommation d'alcool sont associés à une forme plus fréquente ou plus évolutive.
Les premiers signes sont des nodules durs ou des capitons cutanés dans la paume. Des cordes se forment ensuite et entraînent un flessum des articulations métacarpo-phalangiennes ou interphalangiennes proximales, parfois aux deux mains.
L'examen de la paume et la mesure du déficit d'extension suffisent habituellement. Le test de la table de Hueston est positif lorsque la main ne peut plus être posée complètement à plat, ce qui constitue un repère important pour discuter un traitement.
La surveillance convient aux formes débutantes sans gêne. L'aponévrotomie percutanée à l'aiguille offre une récupération rapide pour certaines brides accessibles ; l'aponévrectomie chirurgicale est privilégiée dans les formes avancées, les récidives ou les atteintes complexes. La récidive reste possible car la prédisposition persiste.
Elle est le plus souvent indolore. Les nodules peuvent être sensibles à la pression, mais une douleur importante ou inhabituelle doit faire rechercher une autre cause.
Un traitement est discuté lorsque le test de la table devient positif, qu'une articulation se rétracte ou que la gêne empêche les gestes de la vie quotidienne. Les nodules isolés sans rétraction sont généralement surveillés.
Oui. La chirurgie corrige la rétraction présente mais ne supprime pas la prédisposition à produire du tissu fibreux. Le risque dépend de l'âge, de l'étendue de la maladie, des antécédents familiaux et de la technique utilisée.
Dernière révision : 2026-08-19