La rhizarthrose est l'usure de l'articulation trapézo-métacarpienne, à la base du pouce, qui gêne progressivement la pince et la préhension.
La rhizarthrose correspond à l'arthrose de l'articulation entre le trapèze et la base du premier métacarpien. La dégradation progressive du cartilage entraîne des douleurs lors de la pince, du serrage et des gestes comme ouvrir un bocal ou tourner une clé.
La maladie touche plus souvent les femmes, notamment autour de la ménopause, et peut être favorisée par l'hérédité, les contraintes mécaniques ou une ancienne lésion articulaire. L'évolution est variable et l'importance des radiographies ne reflète pas toujours la gêne ressentie.
Le traitement commence par l'économie articulaire, une attelle, des antalgiques et parfois une infiltration. Si les douleurs restent quotidiennes malgré ces mesures, une chirurgie par prothèse trapézo-métacarpienne ou trapézectomie peut être discutée.
La douleur se situe à la base du pouce et survient lors des mouvements de pince ou de force. Une diminution de la force, une déformation en Z et une limitation de l'ouverture de la première commissure peuvent apparaître aux stades plus avancés.
L'examen recherche une douleur à la base du pouce, une limitation de mobilité et une diminution de la force de pince. Les radiographies du pouce confirment l'arthrose, évaluent son stade et recherchent une instabilité ou une atteinte associée.
Une attelle adaptée, l'économie des prises en force, la modification des gestes et des antalgiques permettent souvent de contrôler les formes modérées. Une infiltration de corticoïdes peut apporter un soulagement temporaire lorsque la douleur persiste.
La chirurgie est réservée aux douleurs invalidantes malgré un traitement conservateur bien conduit. Selon l'âge, l'anatomie et les activités, le chirurgien peut proposer une prothèse ou une trapézectomie ; la récupération de la force et de la mobilité s'étale sur plusieurs mois.
Une douleur à la base du pouce lors de la pince ou du serrage est le signe le plus fréquent. Elle peut s'accompagner d'une perte de force pour ouvrir un bocal, tourner une clé ou tenir un objet.
Oui. Une attelle, l'économie articulaire, l'adaptation des prises, les antalgiques et parfois une infiltration peuvent soulager efficacement les formes modérées, sans réparer toutefois le cartilage usé.
La chirurgie est envisagée lorsque les douleurs sont quotidiennes, que la gêne fonctionnelle est importante et que les traitements non chirurgicaux ne suffisent plus. La décision dépend des symptômes plus que de la seule radiographie.
Dernière révision : 2026-08-19